Saisons 1 à 5

Saison 1

"Verdict" n° 1 : L'affaire Godrie

Année : 2004
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Stéphane Jobert


A l'issue du procès, J-C Godrie écrira un livre et témoignera
dans plusieurs émissions TV de divertissement (DR)

Le 20 septembre 2002, Jean-Claude Godrie a tenté de tuer sa femme, avant de se suicider. Il a échoué : grièvement blessée à la tête, Chantal s’en est sortie après une longue hospitalisation, restant encore aujourd’hui aveugle. Jean-Claude Godrie a renoncé à se suicider et a appelé les secours.

En 2004, Il comparaît devant les jurés de la Cour d’Assises de Douai. Pour les avocats, l’affaire qu’ils s’apprêtent à défendre est inédite : Chantal réclame en effet l’acquittement de son mari. Elle est persuadée que Jean-Claude n’a pas voulu l’éliminer. Désespéré par des dettes qu’il n’était plus en mesure d’assumer, l’architecte n’aurait commis ce geste que pour se libérer d’une situation inextricable.

Le dossier comporte pourtant un certain nombre d’éléments contradictoires.

"Verdict" n° 2 : L'affaire Labrell

Année : 2005
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Olivier Galy-Nadal

A Thann, au soir du 9 octobre 2001, Gabrielle Labrell est subitement prise de malaise. Elle décède peu de temps après son transfert à l’hôpital. Quelques heures plus tard, son mari, Pierre, présente les mêmes symptômes. Il meurt lui aussi, le surlendemain. Les investigations médico-légales révèlent que les époux Labrell ont été victimes d’un lent empoisonnement à l’arsenic. Le crime ne peut être que l’œuvre d’un proche. Si les enquêteurs disculpent rapidement Florence, la fille aînée du couple, ils soupçonnent son frère, Arnaud. Sa personnalité, ses relations exécrables avec ses parents, le flou de son alibi ainsi que son comportement étrange le soir du drame conduisent, malgré ses protestations d’innocence, à sa mise en examen en mars 2003, puis à sa comparution devant la Cour d’Assises de Colmar

"Verdict" n° 3 : L'affaire P.

Année 2005
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Patrick Benquet

En mars 2001, Thierry P. appelle la police pour signaler que son épouse Valérie s’est donné la mort par arme à feu. Rapidement, le médecin légiste confirme la thèse du suicide. Mais les déclarations confuses de Thierry P. sur le déroulement de la soirée du drame et la présence sur ses mains de résidus de poudre font douter les enquêteurs de sa bonne foi. En septembre 2001, Thierry P. est placé en garde à vue et reconnaît son intervention dans le tir mortel, en niant toute intention de tuer. Après trois ans et demi de détention, il est jugé par la Cour d’Assises du Pas-de-Calais.

"Verdict" n° 4 : L'affaire G.

Année 2005
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Karine Dusfour

Un enfant âgé de 3 mois seulement meurt le 6 août 2003 dans une ville du nord de la France. Les médecins des Urgences découvrent qu’il présente tous les signes cliniques du "bébé secoué". L’enquête révèle que sa mère, Amélie, alors âgée de 20 ans et déjà mère d’un autre enfant de 2 ans, excédée par les pleurs de son fils, a violemment secoué celui-ci avant de le recoucher. Ce n’est que trois jours plus tard, à la suite d’une visite du médecin de famille, que le nouveau-né, atteint de convulsions, a été pris en charge par le Samu. Placée en garde à vue, la jeune femme reconnaît les faits. Pour sa défense, elle met en avant de graves difficultés sociales et l’absence de son ex-concubin et père de ses enfants, un jeune "caïd de cité" détenu pour des affaires de drogue. La jeune femme est jugée par la Cour d’Assises de Douai.

Saison 2

"Verdict" n° 5 : L'affaire Derycke

Année 2005
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Olivier Galy-Nadal

Gérard Derycke, 60 ans, dirige un restaurant très côté de la région lyonnaise. Le 23 avril 2001, à l’entrée de son établissement, il sort son fusil et tue le compagnon de sa fille, un délinquant récidiviste, à la suite d’une violente altercation. En décembre 2005, poursuivi pour homicide volontaire, Gérard Derycke comparait libre devant la Cour d’Assises du Rhône. À l’audience, le climat entre la famille de la victime et celle de l’accusé est tendu. La famille Derycke, unanime, évoque le caractère violent et pervers de la victime vis-à-vis de sa femme et de leur bébé. De leur côté, les proches de la victime dénoncent un lâche assassinat sur fond de racisme.

"Verdict" n° 6 : L'affaire Fauviau

Année 2006
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Arnaud Mansir

Au cours d’une soirée de juillet 2003, Alexandre Lagardère, un jeune homme de 25 ans, meurt dans un accident de voiture inexplicable. L’enquête démontre qu’il s’est endormi au volant après avoir absorbé à son insu un psychotrope aux propriétés sédatives. Un mois plus tard, Christophe Fauviau, militaire retraité, est interpellé. Il est soupçonné d’avoir drogué Alexandre en mettant du Témesta dans sa bouteille d’eau pendant qu’il disputait un match de tennis contre son fils, Maxime Fauviau. L’enquête révèle que l’accusé s’est livré à vingt-sept autres actes d’empoisonnement sur une période de trois ans, à l’encontre des adversaires de tennis de ses deux enfants. Le procès s’ouvre le 1er mars 2006 devant la Cour d’Assises des Landes.

"Verdict" n° 7 : L'affaire Zago

Année 2006
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Karine Dusfour


L'accusé dans son box

Le 11 décembre 2003, un retraité nommé Guy Pouriel est abattu sur le parking d’une petite galerie commerciale de Carpentras par un homme masqué qui s’enfuit à bord d’une fourgonnette faussement immatriculée. En février 2004, la police retrouve le véhicule et son propriétaire. Placé en garde à vue, Eric Zago reconnaît sans difficulté être l’auteur du crime. Il explique que, dix sept aux auparavant, alors qu’adolescent, il aidait au service dans le bar de son père, il s’est senti humilié, lorsque Guy Pouriel l’avait ainsi apostrophé. « Petit ! Sers-moi un verre ou je te mets deux gifles ! » Il affirme que cette "humiliation" a bouleversé le cours de sa vie. Les différents psychiatres qui l’ont examiné ne sont pas parvenus à s’accorder sur son degré de responsabilité pénale. Il est jugé en mars 2006, par la Cour d’Assises d’Avignon.

"Verdict" n° 8 : L'affaire Maurice

Année 2006
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Patrick Benquet

Deux familles se déchirent pour Jade, une petite fille, née de l’amour de deux lycéens qui, devenus adultes, se sont séparés. D’un côté, les parents de la jeune fille, Monique et Marc Maurice, sont persuadés que l’ex compagnon de leur fille, Cédric Héliot, abuse sexuellement de Jade. De l’autre côté, les parents Héliot sont excédés par les innombrables plaintes et manœuvres judiciaires lancés – sans succès - par les époux Maurice contre leur fils. En août 2003, Cédric est finalement abattu d’un coup de fusil de chasse en pleine rue par Marc Maurice, ancien gendarme. En avril 2006 s’ouvre le procès devant la Cour d’Assises de Toulouse avec, en toile de fond, des doutes sur l’influence de Monique Maurice sur le geste meurtrier de son mari.

Saison 3

"Verdict" n° 9 : L'affaire Audibert

Année 2006
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Olivier Galy-Nadal


Stéphane Audibert avec l'une de ses avocates

Le 28 juillet 2003, un incendie se déclare sur la commune de La Motte, dans le Var : 2 000 hectares de forêt sont dévastés, 13 pompiers blessés, 300 personnes évacuées. À l’automne de la même année, un jeune du village, Stéphane Audibert est placé en garde à vue. Malgré ses dénégations obstinées, il est mis en examen et incarcéré. Condamné à douze années de réclusion criminelle en première instance devant la Cour d’Assises du Var, Stéphane Audibert a fait appel.

Toujours détenu, il continue à nier farouchement, soutenu par sa mère et une majorité des habitants du village de La Motte. Son procès en appel se déroule devant la Cour d’Assises d’Aix-en-Provence.

"Verdict" n° 10 : L'affaire Boubaker

Année 2006
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Karine Dusfour


L'accusé, brocanteur, en liberté provisoire

Ali Boubaker, 46 ans, travaille dans une boutique d’antiquités à Bordeaux. En novembre 2003, sur le coup de l’énervement après un désaccord sur un prix, il s’en prend à un client, Guy Legrand, 67 ans. Devant le magasin, sur le trottoir, l’antiquaire pousse violemment vers l’arrière le client, dont la tête heurte violemment l’arête d’un mur. Guy Legrand décède trois jours plus tard à l’hôpital.

Devant la Cour d’Assises de Bordeaux, en décembre 2006, Ali Boubaker, en liberté sous contrôle judiciaire, donne aux jurés l’impression d’être un homme seul et tourmenté. Le drame le hante depuis trois ans.

"Verdict" n° 11 : L'affaire B.

Année 2006
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Olivier Galy-Nadal

Alors restaurateur à Saint-Omer, Marc B. est accusé en 1999 de plusieurs viols par Alice, une apprentie âgée de 16 ans lors des faits. Le restaurateur nie tout, soutenu par son épouse et par son père, policier à la retraite. Pendant les sept ans d’instruction, Alice ne varie pourtant pas dans ses accusations. Si certains éléments matériels de l’enquête tendent à attester ses propos, d’autres tels que son long silence ainsi que le profil psychologique de l’accusé laissent planer le doute sur l’éventuelle culpabilité du restaurateur. Dès le premier jour du procès, en décembre 2006, l’avocat d’Alice demande à la Cour d’Assises de Douai de siéger à huis clos. Marc B. se retrouve seul face aux jurés et à son accusatrice.

"Verdict" n° 12 : L'affaire Novembre

Année 2007
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Patrick Benquet


L'accusé et son avocate

Animateur liturgique à la cathédrale de Quimper, Pierre Mevel préparait la messe du soir, un après-midi de juin 2004, lorsqu’un jeune homme se jette sur lui pour le poignarder. Le tueur est arrêté deux jours plus tard, à son domicile. Il s’agit d’Alban Novembre, il a 21 ans et n’avait jamais vu sa victime auparavant. Rapidement reconnu comme une personne à l’état mental instable, il révèle aux enquêteurs avoir entendu une "voix" lui ordonnant de « tuer un prêtre à la cathédrale ». Deux experts psychiatres diagnostiquent une schizophrénie sévère et lui reconnaissent une abolition du discernement le rendant ainsi inapte à être jugé. Mais un troisième psychiatre estime que Novembre est responsable de ses actes, même si son « jugement est altéré ». Le procès s’ouvre en février 2007 devant la Cour d’Assises de Quimper.

Saison 4

"Verdict" n° 13 : L'affaire Glauzy

Année 2007
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Olivier Galy-Nadal


Les lieux des faits au lendemain du drame. C'est l'un
de ces rideaux que l'accusé n'avait pas fermé. (DR)

Au cours d’une nuit de juin 2003, Jean-Pierre Glauzy, patron d’un bar dans une banlieue de Bordeaux, est réveillé par des bruits provenant du rideau métallique qui protège son établissement. Déjà victime dans le passé de cambriolages, il se lève, prend une arme à feu et tire dans l’obscurité sur un jeune homme entré – sans arme - dans le bar. Ce dernier, nommé Jamel Saifi et jeune délinquant multirécidiviste, prend la fuite, avant de s’écrouler, mort, quarante mètres plus loin, au milieu d’un carrefour. Lors du procès devant la Cour d’Assises de la Gironde, au printemps 2007, les jurés vont devoir décider si Jean-Pierre Glauzy a tiré sur Jamel Saifi avec l’intention de tuer ou par légitime défense.

"Verdict" n° 14 : L'affaire Cazier

Année 2007
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Vincent Trisolini

Au bord d’une route de la Somme, au cours d’une nuit d’août 2004, les pompiers sont appelés pour un incendie de véhicule. Sur les lieux, ils découvrent dans la voiture un corps calciné, après avoir éteint l’incendie. Les investigations suivent des traces de pas en direction de Valines, un village d’où était originaire la victime, Serge Anquier. Durant trois mois, les gendarmes enquêtent et remontent jusqu’à Jean-Léon Cazier, le garagiste du village. Les deux hommes se connaissaient depuis leur enfance. Jugé devant la Cour d’Assises d’Amiens en juin 2007, Cazier affirme avoir agi par jalousie : il était persuadé que sa femme le trompait avec Serge Anquier. Depuis plusieurs années, elle s’occupait, à Valines, des parents Anquier impotents.

"Verdict" n° 15 : L'affaire Boutineau

Année 2007
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Patrick Benquet

En juillet 2004, les gendarmes de la Charente sont avisés par les sapeurs pompiers de la découverte des corps de Jacques Joubert-Rippe et de sa compagne Claudette Decombe, retrouvés à leur domicile à Boutiers-Saint-Trojan. Les investigations font apparaître que les faits ont été commis pas un auteur connaissant bien les lieux. Rapidement, Bernard Boutineau, fils de Claudette Decombe, est soupçonné, notamment par ses frères et sœurs aînés. À 25 ans, ce jeune père de famille sans emploi et consommateur régulier de cannabis est couvert de dettes et ne survit que grâce à l’argent mensuel que sa mère lui verse. Il finit par reconnaître les faits, formulant des aveux circonstanciés en garde à vue, réitérés devant le magistrat instructeur lors de sa mise en examen, avant de se rétracter. Il comparaît à l’été 2007 devant la Cour d’Assises de la Charente.

"Verdict" n° 16 : L'affaire Caubisens

Année 2007
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Stéphane Jobert

En novembre 2004, Marc Caubisens, un jeune homme d’une trentaine d’années, signale à la gendarmerie d’Aix-les-Bains en Savoie la disparition de Karine Hoffman, sa concubine et mère de leur fille de 9 ans. Caubisens affirme que Karine n’est jamais rentrée d’une soirée en discothèque. L’enquête montrera qu’elle avait un amant, qu’elle voulait quitter Marc et qu’elle était enceinte. Soupçonné, Marc avoue en garde à vue l’avoir étranglée avant de jeter son corps aux ordures. Puis il se rétracte, prétendant qu’il voulait ainsi médiatiser la disparition. Son procès pour "homicide volontaire aggravé" se déroule devant la Cour d’Assises de Chambéry à l’automne 2007.

Saison 5

"Verdict" n° 17 : L'affaire Brémand et Boulvais

Année 2008
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Karine Dusfour


Nicolas Brémand, à gauche, dans le box et David Boulvais

En janvier 2006, en plein jour, devant un immeuble du centre ville de Belfort, un ancien militaire du 35ème Régiment d’Infanterie âgé de 29 ans est abattu de plusieurs coups de fusil. Le tueur, le visage dissimulé par une cagoule, s’enfuit à bord d’une voiture conduite par un complice.

Les deux hommes sont arrêtés par la police quelques heures plus tard. Ils se nomment Nicolas Brémand et David Boulvais et sont sergents-chefs au 35ème Régiment d’Infanterie de la ville. Pourtant, ils ne connaissaient pas leur victime.

La Cour d’Assises de Saône et Loire, chargée de les juger pour "assassinat", va devoir trouver le mobile de ces deux jeunes gens jamais condamnés auparavant.

"Verdict" n° 18 : L'affaire Boutolleau

Année 2008
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Damien Vercaemer


L'accusée, poursuivie pour l'assassinat de son mari alcoolique

En janvier 2004, une femme de 37 ans, Corinne Boutolleau déclare la disparition de son époux, mystérieusement disparu alors qu’il retirait de l’argent dans un distributeur automatique situé en plein marché de Saint-Jean d’Angély. Les gendarmes recherchent le disparu de longs mois, en vain.

Dix-huit mois après, Corinne Boutolleau craque en garde à vue : elle reconnaît avoir empoisonné son mari, violent et alcoolique selon elle, avant de faire brûler le corps dans la cour de la vieille ferme familiale.

La Cour d’Assises de la Charente juge Corinne Boutolleau, mère de quatre enfants, pour "homicide volontaire".

"Verdict" n° 19 : L'affaire P.

Année 2008
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Patrice Doucet

Le 19 septembre 2005, les gendarmes sont appelés pour une banale querelle de voisinage à Bellegarde, près de Nîmes. Le locataire de l’étage, Paul Van De Walle a été blessé à l’œil par son voisin du rez-de-chaussée, Alain P. Les médecins devront procéder à l’ablation de l’œil de la victime et l’auteur du coup est poursuivi pour "violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente". Pour sa défense, Alain P. affirme que Van De Walle était l’agresseur initial et qu’il n’a porté le coup que pour protéger sa famille. Il comparaît libre sous contrôle judiciaire devant la Cour d’Assises du Gard qui va devoir se prononcer sur le sort de cet homme de 32 ans, jamais condamné, décrit unanimement comme calme, travailleur, bon père et bon époux.

"Verdict" n° 20 : L'affaire Lancel

Année 2008
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Damien Vercaemer

A 38 ans, Didier Lancel est un semi marginal. Maltraité par son père et placé très tôt en foyers, il a très vite basculé dans la petite délinquance et n’a connu que la rue ou la prison. En 2005, il est installé à Foix dans l’Ariège où il fréquente le milieu des SDF et des marginaux. En octobre, au cours d’une rixe alcoolisée, il tue à coup de poing l’une de ses relations, un jeune homme souffrant de l’hépatite C transmise par transfusion et qui vient de toucher une grosse indemnité. Lancel se défend en prétendant avoir été agressé par sa victime. La Cour d’Assises de l’Ariège le condamne à 20 ans de réclusion criminelle en 2007. Ayant fait appel de sa condamnation, il est rejugé par la Cour d’Assises de la Haute-Garonne.

"Verdict" n° 21 : L'affaire Laude-Sansuc

Année 2008
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Cyril Denvers

Dominique Laude-Sansuc est une jeune femme peu gâtée par la vie. Abandonnée par sa mère à l’âge d’un mois, elle erre de foyers en familles d’accueil. A peine majeure, elle est entraînée par un jeune homme dans le quartier glauque de la gare de Toulouse où elle devient "junkie" et délinquante. Elle parvient pourtant à s’échapper de ce milieu grâce notamment à un nouveau compagnon avec lequel elle s’installe et s’insère dans la vie sociale. Mais la jeune femme enchaîne les accouchements à répétition. A 39 ans, elle est mère de quatre enfants et a dû affronter deux avortements et deux adoptions sous X. Son compagnon, d’un caractère plutôt irascible et manipulateur, finit par la quitter. A l’été 2004, elle accouche seule chez elle, sans rien dire à personne. Deux ans plus tard, revenu chez Dominique, son compagnon découvre le corps du nouveau-né enfermé dans un tiroir du congélateur. La jeune femme, toujours incarcérée, comparait devant la Cour d’Assises de la Haute-Garonne.

"Verdict" n° 22 : L'affaire Corne

Année 2008

Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Mario Morelli di Popolo


Brigitte Corne dans le box des accusés

En avril 2007, un voisin découvre le cadavre mutilé d’un vieil homme sur le sol de son petit pavillon de Dole, dans le Jura. Ni vol, ni effraction. Les soupçons se portent sur la piste familiale. Placée en garde à vue, la belle-fille de la victime, Brigitte Corne, âgée de 50 ans, avoue avoir tué son beau-père de trois coups de vase en cristal, puis de plus de cent coups de marteau. Selon elle, le vieil homme de 86 ans, bien qu’affaibli par un cancer, l’aurait agressé sexuellement le jour des faits. Pour tous, c’est la stupéfaction. Le vieil homme, bien qu’acariâtre, n’avait rien d’un violeur et Brigitte Corne semble un modèle de douceur. Manque-t-il une pièce au puzzle ? La Cour d’Assises du Jura va tenter de le savoir en jugeant Brigitte Corne pour "homicide volontaire sur personne vulnérable".

"Verdict" n° 23 : L'affaire Berst

Année 2008
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Patrick Benquet


Maître Metger et les jumeaux Berst

Le 12 mai 2006, le corps d’une jeune fille est découvert dans le canal traversant Bischheim, dans la banlieue de Strasbourg.

Il s’agit de Samia, 21 ans, portée disparue par sa famille depuis le 5 avril précédent. Elle a reçu plusieurs coups de marteau sur la tête avant d’être étranglée puis étouffée à l’aide d’un sac plastique.

L’enquête permet de retrouver la dernière personne à l’avoir vu vivante : c’est un jeune homme de 19 ans, Amaury Berst, un ami d’enfance de la victime. Placé en garde à vue avec son frère jumeau Antoine, le jeune homme finit par avouer la vérité. Samia rackettait Amaury, Antoine a pris la décision de la tuer et de faire disparaître son corps de peur des représailles prévisibles de la part des grands frères de Samia.

Les deux frères comparaissent devant la Cour d’Assises du Bas-Rhin pour un assassinat dont le mobile reste flou.

"Verdict" n° 24 : L'affaire Corrèges

Année 2008
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Olivier Galy-Nadal

Au début de l’automne 2003, sur une place du vieil Antibes, des brocanteurs découvrent au petit matin un SDF grièvement blessé. Transporté à l’hôpital dans le coma, l’home y décédera douze jours plus tard sans avoir repris conscience. L’enquête policière s’enlise, jusqu’en 2006 lorsqu’un détenu accuse Claude Corrèges d’être l’auteur des violences faites au SDF. Arrêté, Corrèges reconnaît simplement avoir porté deux coups de poing sans gravité à la victime et non pas le violent coup de pied à la tête qu’imaginent les médecins légistes. Sans témoin et avec des souvenirs embrumés par l’alcool ingurgité la nuit du drame, Claude Corrèges doit s’expliquer devant la Cour d’Assises des Alpes-Maritimes. Il est poursuivi pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", tandis que l’un de ses proches est accusé à ses côtés de "non assistance à personne en danger".

"Verdict" n° 25 : L'affaire Parra

Année 2009
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Olivier Galy-Nadal

Un samedi d’octobre 2004, dans le petit salon d’un appartement HLM de Toulon, un homme de 41 ans porte plusieurs coups à son père invalide, cloué sur sa chaise, au cours d’une réunion familiale. Le vieil homme décède 48 heures plus tard : il était diabétique, cardiaque et souffrait d’une hémiplégie consécutive à un accident cardio-vasculaire. Le fils, Jean-Louis Parra, soutient qu’il a été insulté et menacé par son père et qu’il a paniqué. Il affirme n’avoir porté qu’une gifle, aller et retour. Sa mère et sa sœur, présentes lors des faits, soutiennent qu’il a porté plusieurs coups de poing à son père. A l’audience de la Cour d’Assises du Var chargé de juger Jean-Louis Parra, elles sont partie civile contre leur fils et frère.

"Verdict" n° 26 : L'affaire Croullière

Année 2009
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Karine Dusfour


Michel Plailly, une victime à plusieurs visages (DR)

Le 5 février 2006, dans le petit salon de la maison de ses parents, Stéphane Croullière, 30 ans, tue à coups de machette Michel Plailly, 54 ans. Les deux hommes ne se connaissaient pas, mais les deux filles de Croullière lui ont affirmé avoir été victimes d’attouchements sexuels de la part de Plailly.

Le corps de la victime est finalement retrouvé au fond d’un puisard, dans le jardin des parents Croullière.

Faits rarissimes, c’est la victime qui s’est rendu volontairement et de sa propre initiative auprès de son meurtrier, d’abord ; ensuite le crime a eu lieu devant une dizaine de membres de la famille Croullière, mais personne ne reconnaît vraiment avoir assisté à la scène...

Stéphane Croullière est jugé devant la Cour d’Assises de la Seine et Marne pour "homicide volontaire". A ses côtés, comparaît Béatrice, son ex-femme et mère de ses fillettes. Elle est poursuivie pour ne pas avoir dénoncé les atteintes sexuelles sur ses enfants. Le procès sera donc aussi, paradoxalement, celui de la victime, Michel Plailly, pédophile pour la Défense de Croullière, innocent selon ses proches.