Saison 6

"Verdict" n° 27 : L'affaire Bernard

Année 2009
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Karine Dusfour

Le 7 novembre 2005, Jean-Philippe décède des coups portés contre lui quarante-huit heures plus tôt par son amie Catherine Bernard dans uns chambre d'hôtel. Dans une ambiance fortement alcoolisée, la dispute engagée pour un motif futile a dégénéré en un véritable "passage à tabac" à coup de pied et de poing au cours duquel Catherine Bernard a eu facilement le dessus contre une victime trop ivre pour se défendre. Catherine Bernard est une marginale a la vie agitée, sans doute héritée d'une jeunesse éprouvante, tant socialement qu'affectivement. Jean-Philippe, au contraire, s'est laissé glisser vers l'alcoolisme après une série d'échecs personnels. C'est l'histoire de ce couple improbable de paumés de la vie que va examiner la Justice, un couple d'autant plus aléatoire que l'accusée a toujours avoué son homosexualité. Remise en liberté sous contrôle judiciaire mais errant dans la nature, sa propre avocate ne sait pas si l'accusée se présentera à l'ouverture de son procès pour "coups mortels" le 15 juin 2009 devant la Cour d'Assises d'Angoulême. Sinon, elle y sera jugée "par défaut".


Les avocates de la défense et des PC

La Cour siégeant sans les jurés
comme le prévoit la procédure
en cas de « procès par défaut »

L'accusée mimant les gestes
qui lui sont reprochés
[Photo de la reconstitution judiciaire]

 

"Verdict" n° 28 : L'affaire Cosme

Année 2009
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Olivier Galy-Nadal

Le 28 février 1996, le personnel d'un laboratoire de biologie niçois découvre le corps sans vie du « gérant de fait » des lieux, Pascal Vito dans son petit studio, au bout du couloir de la galerie. Deux heures durant, avant d'alerter la police, les proches de Vito fouillent les lieux pour tenter de récupérer de mystérieuses reconnaissances de dettes. Soupçonnant un assassinat maquillé en suicide, la justice poursuit le biologiste du laboratoire, le docteur Dominique Cosme, pour assassinat. Celui-ci reconnaît avoir administré un calmant par voie intraveineuse à la victime la veille de la découverte du drame, mais nie toute relation entre cette piqure et le décès de son ami. L'affaire reste très embrouillée entre les relations de la victime avec de nombreux notables niçois et ses multiples conquêtes féminines. Lé 29 juin 2009, la Cour d'Assises de Nice, en présence du Procureur de la République Eric de Montgolfier, se réunit pour juger le docteur Cosme poursuivi pour assassinat.


L'accusé avec le Procureur Eric de Montgolfier

L'accusé et deux de ses avocats

Au premier plan, la maîtresse de la victime

 

Plans des lieux

Les poursuites judiciaires contre le docteur Cosmes ont ceci de particulier qu'elles reposent essentiellement, outre les propos ambigus qu'il a tenu après la mort de Pascal Vito, sur la topographie très particulière des lieux. La nuit du drame, les deux amis et associés se trouvaient à quelques mètres l'un de l'autre, l'un dans son studio (désigné ci-dessous sous le n°4), l'autre dans la "salle de garde" du laboratoire (n°3 ci-dessous), situés tous les deux à l'une des extrémités d'une galerie intérieure située au premier étage d'un immeuble du centre ville.

Plan de la galerie interne du premier étage de l'immeuble où les faits se sont déroulés.

  1. Laboratoire de biologie
  2. Couloir qui traverse la galerie (cf. ci-contre) du laboratoire au studio de la victime
  3. « Salle de garde » où se trouvait le Dr Cosme la nuit des faits (cf. plan ci-dessous)
  4. Studio où dormait la victime et où son corps a été retrouvé le lendemain matin (cf. plan ci-dessous)

 


L'entrée du laboratoire,
à l'une des extrémités de la galerie

L'entrée du studio,
à l'autre extrémité de la galerie

A droite du studio,
la porte d'entrée de la « salle de garde »

 

"Verdict" n° 29 : L'affaire Costa

Année 2009
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Damien Vercaemer

Le 28 avril 2007, en traversant Albi et en moins d'une heure, Antonio Costa sème panique et désolation. Une rue dévastée à coup de marteau, deux vols de voiture, des accidents… Finalement, en quittant la ville, Costa lance sa voiture contre trois jeunes en scooter roulant tranquillement en sens inverse. Bilan : un mort et un blessé grave. Selon les témoins, Costa semblait fuir une menace invisible. Mis en examen pour "homicide volontaire et tentative", il explique que sa consommation excessive de résine de cannabis lui a fait "péter les plombs" et qu'il ne se souvient de rien. Les experts évoquent en effet la possibilité d'une crise de « psychose cannabique ». Ses avocats contestent donc "l'intention homicide" retenu par le juge d'instruction. Issu d'une cité d'Albi, le jeune homme craint de servir de "bouc émissaire" aux habitants de la ville excédés par le comportement des jeunes de la cité. Le procès s'ouvre sous haute tension le 30 septembre 2009 devant les Assises du Tarn


L'accusé avec ses avocats

Le jeune homme tué dans la collision

Les parents et les proches de Boris

 

Ces photos (issues de l'album réalisé à l'occasion de la reconstitution judiciaire) permettent de mieux comprendre la chronologie des évènements et illustrent la violence de l'impact final.


1ère étape : l'accusé détruit à l'aide d'un petit
marteau tout ce qui se présente à lui rue
de la Négrouillère

2ème étape : au volant du premier véhicule
volé, l'accusé déclenche une série
d'accrochages au centre d'Albi

Au même endroit, l'un des automobilistes,
ancien militaire, tente d'immobiliser, en vain,
l'accusé

 


3ème étape : sur l'avenue, à bord du
second véhicule volé, l'accusé se déporte sur
la voie de gauche. Le premier des trois
scooters parvient à éviter la collision.
Pas les deux autres.

Sur ce cliché, on voit, à gauche, le corps à
terre du deuxième jeune homme, Jérémy,
blessé gravement aux jambes.
Il a perdu la mémoire de l'accident.
A droite, son scooter renversé à terre.

Le scooter du troisième jeune homme, Boris,
la victime décédée, a été projeté à plus de
trente mètres en arrière du lieu de la
collision initiale, devant ce « garage jaune »
qu'évoquera l'accusé.

 


Sur ce cliché, on voit mieux la
distance séparant le véhicule accidenté
de l'épave du scooter de Boris

L'épave de la voiture conduite par
l'accusé au moment des chocs avec
les scooters des jeunes gens

Reconstitution de l'interpellation finale
de l'accusé après une course-poursuite
sur la voie rapide

 

"Verdict" n° 30 : L'affaire Humbert

Année 2009
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Charles Champlain

Le 26 novembre 2006, Josiane Humbert est arrêtée pour avoir étouffée dix-huit mois auparavant sa mère, Mme Michel, souffrant d'une grave sclérose en plaques. Tous ses proches sont stupéfaits : depuis 18 ans, Josyane Humbert avait quitté toute activité pour se consacrer aux soins de sa mère, grabataire mais pleinement consciente. Accusée d'homicide volontaire, l'accusée soutient que c'est sa mère qui l'a supplié de mettre fin à des souffrances insupportables. Pourtant, ni les sœurs de la vieille dame, ni la plupart des intervenants sociaux n'ont jamais entendu la victime émettre un tel souhait. A peine regrettait-elle d'être un "poids" pour sa fille. Les relations entre les deux femmes étaient complexes, fusionnelles même selon les experts. Pourtant, un autre soupçon va peser sur Josiane Humbert : celui de l'intérêt financier. Dans ce monde d'origine rurale où "un sou est un sou", les époux Humbert ont parfaitement organisé à leur avantage la succession de Mme Michel. Guy Humbert est poursuivi pour "non empêchement de crime". Le procès des époux Humbert s'ouvre en octobre 2009 devant la Cour d'Assises de Lyon.


L'accusée à l'entrée de l'audience

La Cour

Mme Michel, la victime

 


La ferme familiale

Les deux bâtiments du corps
de ferme : à droite vivait Mme Michel,
à gauche, sa fille et son gendre

Les deux sœurs de la victime
constituées Parties Civiles

 

"Verdict" n° 31 : L'affaire Ciottoli

Année 2009
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Olivier Galy-Nadal

Au cours de la nuit du 4 au 5 juin 2007, dans un pavillon de Givors, Gaëlle Ciottoli étrangle et poignarde son fils de deux ans, Tom. Puis elle prend la route vers Lyon, le corps de l'enfant sanglé dans son siège bébé, et se dirige vers l'appartement où son compagnon, Patrice, qui dort chez sa maîtresse. A 6h du matin, elle dépose le corps de Tom sur le palier du deuxième étage, pénètre dans l'appartement de sa rivale, d'où elle se défenestre. Rescapée miraculeusement, elle explique qu'elle ne supportait plus l'alcoolisme de son compagnon qu'elle avait vainement tenté de faire changer d'attitude. Le veille du drame, Patrice s'était encore enfui du centre médical où il avait été admis et avait préféré rejoindre sa maîtresse à Lyon plutôt que de regagner immédiatement la maison de Givors. Les experts psychiatres excluent l'irresponsabilité pénale, tout en retenant une "altération du discernement". L'expert psychologue note chez l'accusée un "besoin désespéré de maîtrise des situations". Le procès de Gaëlle Ciottoli s'ouvre le 7 décembre 2009 devant la Cour d'Assises de Lyon.


Maître Saint-Pierre,
avocat de la défense

L'accusée, avant les faits
criminels et sa tentative de suicide

Patrice, le compagnon
et père de l'enfant

 


La maison de Patrice où s'est
produit la première partie du drame

Autoportrait du couple
au début de leur liaison

Face à l'intempérance de
son compagnon, Gaëlle commence à douter

 

Le crime reproché à l'accusée recèle deux éléments majeurs : l'absence de mobile rationnel, d'une part, sauf peut-être si on inscrit l'acte dans un "complexe de Médée" (dans la mythologie grecque, Jason, oubliant ses promesses, répudia Médée et épousa Créuse. Par vengeance, Médée tue sa rivale, le père de sa rivale et, surtout, ses propres enfants). Ensuite, l'utilisation, conscientisée ou pas, par l'accusée d'un nombre impressionnant de symboles : une robe de mariée, les deux alliances d'un précédant mariage, les cartes de tarot… Sans oublier l'une des armes du crime retrouvée… dans le congélateur de la maison de Givors.

L'enjeu majeur du procès est donc cette tentative de décryptage d'un acte "étranger à lui-même" qui s'inscit mal, tant dans la criminalité "ordinaire", fut-elle passionnelle, que dans la nosographie psychiatrique classique elle-même.

On lira dans les expertises psychiatriques et psychologiques les détails de cette problématique.

"Verdict" n° 32 : L'affaire Brugel

Année 2010
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Jérôme Mignard

Le 3 mars 2007, à 22h, une jeune femme, Geneviève, est abattue à bout portant en sortant du domicile de sa mère dans un hameau de l'Hérault, peuplé de douze habitants et perché à 700 mètres d'altitude Le lendemain, le tireur se livre à la gendarmerie de Valras-Plage. Il se nomme Bernard Brugel et était depuis quatre ans et demi le compagnon de Geneviève. A l'occasion de leur récente rupture, Bernard Brugel a découvert successivement que Geneviève a déjà pris un nouvel amant, puis que la jeune femme menait une véritable double vie. Depuis 10 ans, Geneviève faisait croire à tout le monde, y compris à sa propre famille, qu'elle était divorcée et qu'elle vivait avec un fils handicapé. En fait, elle regagnait chaque soir près de Narbonne le domicile où l'attendaient son mari et un fils en pleine santé. Bernard Brugel est jugé par la Cour d'Assises de Montpellier du 10 au 12 février 2010.


L'arme

Les lieux du crime

La Cour

 


Le hameau de Rodomouls,
à 700 mètres d'altitude

La maison louée par l'accusé,
amoureux des villages isolés

Quelques unes des lettres de
dénonciation écrite par l'accusé

 


C'est au bout de cette ruelle
que l'accusé s'est caché, attendant
que son ex-compagne sorte de la maison

Dès la sortie de la jeune femme,
l'accusé s'est avancé et a
fait feu à plusieurs reprises en avançant

Le lendemain, à l'aube,
l'accusé parcourt la plage de
Valras avant de se rendre à la
gendarmerie pour se livrer

 

"Verdict" n° 33 : L'affaire Carrère

Année 2010
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Patrick Benquet

Le 22 septembre 1997, à 3h du matin, les pompiers de Nogent-sur-Oise découvrent le cadavre allongé sur son lit de Gérard Ponthieux atteint de violents coups d'arme blanche portés au visage. Dormant dans leur chambre au-dessus de leur bar-PMU "le Sulky", le couple Ponthieux aurait été victime d'un cambrioleur. Jacqueline Carrère-Ponthieux, la veuve de Gérard affirme avoir vu, dans le noir de la chambre, un individu dont elle dit n'avoir vu ni le visage, ni l'arme. Les enquêteurs ne croient pas à la version de la veuve et ne s'expliquent pas l'apathie de la victime qui ne semble pas s'être défendue. Ils s'accrochent à un rapport toxicologique qui révèle la présence de GHB, la "drogue du violeur", dans le sang de la victime. Jacqueline Carrère est alors poursuivie pour "complicité d'assassinat" sans que l'on n'ait jamais identifié l'auteur principal.

Le premier procès s'ouvre devant la Cour d'Assises de l'Oise en décembre 2003 par un premier coup de théâtre : l'expert toxicologue admet s'être trompé sur le GHB. L'audience est renvoyée. Elle reprend en décembre 2005 par un nouveau rebondissement : le médecin-légiste soutient que Gérard Ponthieux est mort plusieurs heures avant que son épouse n'appelle les secours un peu avant 3h du matin. L'accusée est condamnée pour "meurtre" à 15 ans de réclusion criminelle.

Ayant interjeté appel, Jacqueline Carrère comparaît en juin 2008 devant la Cour d'Assises de la Somme. Nouvelle audience, nouveau coup de théâtre : le médecin urgentiste et les pompiers arrivés au "Sulky" à 3h du matin affirment que Gérard Ponthieux était agonisant et non pas mort depuis plusieurs heures. Pour tenter de résoudre cette nouvelle énigme, l'audience est une nouvelle fois renvoyée et de nouveaux experts médico-légaux désignés. L'audience reprend en mars 2010.


L'accusée à l'audience de juin 2008

L'accusée à l'audience de mars 2010

Maîtres Hubert Delarue et Franck Berton,
avocats de la défense

 


Mariage de Jacqueline Carrère
et Gérard Ponthieux (DR)

Après la banlieue parisienne,
le couple s'installe à Nogent sur Oise (DR)

Gérard Ponthieux,
derrière le comptoir de son bar (DR)

 


Vue de la terrasse donnant sur l'appartement
situé au-dessus du bar(*)

Sur la terrasse, une porte-fenêtre donne
directement sur la cuisine (*)

Vue de l'intérieur de la cuisine,
de l'autre côté de la porte-fenêtre (*)

 


Vue de dace du salon
qui succède à la cuisine (*)

Vue de la porte du salon
qui donne dans la chambre du couple (*)

Vue du coffre-fort contenant la
caisse du PMU dans un cagibi près du bar (*)

 


Vue de la caisse du PMU
découverte intacte sur le sol du salon (*)

Vue de la chambre du couple
juste après la découverte du drame (*)

Vue rapprochée du lit dans lequel
Gérard Ponthieux a été tué (*)



Toutes les photos accompagnées d'un (*) proviennent des constations techniques policières versées au dossier.

"Verdict" n° 34 : L'affaire Méhault

Année 2010
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Olivier Galy-Nadal

Le 28 juillet 2007, en pleine nuit, Martine Méhault appelle les secours. Elle vient de tirer un coup de feu sur son compagnon endormi sur leur lit, Michel Tabanoux. Le couple venait de passer la soirée chez des amis mais une querelle avait éclaté entre les amants à peine montés en voiture. A une quinzaine de kilomètres de leur domicile, Martine était descendue du véhicule et Michel avait démarré sans l'attendre. Dans le noir et à travers la forêt, Martine avait alors dû parcourir à pieds 15 kilomètres pour regagner le domicile commun. Trouvant son compagnon profondément endormi, elle avait alors saisi une carabine et tiré, Michel Tabanoux ne devant la vie qu'à l'arrêt de la balle à quelques millimètres d'une artère vitale. L'instruction prouvera que le drame s'inscrit dans le cours d'une vie de couple heurtée et délitée. Les experts psychiatres diagnostiqueront chez Martine Méhault une personnalité fragile et une grande instabilité affective. Le procès de Martine Méhault s'ouvre le 6 avril 2010 devant la Cour d'Assises de Périgueux.


L'accusée et son avocat

La victime, partie civile

Le vieux fusil

 

"Verdict" n° 35 : L'affaire Chevrel

Année 2010
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Charles Champain

Le 27 mars 2008, dans un appartement situé sur une zone artisanale de Saint-Raphaël, les pompiers découvrent le corps sans vie de l'épouse du locataire des lieux, William Chevrel, un plombier de 64 ans. La victime gît sur son lit, manifestement rouée de coups. Le médecin légiste comptera 88 plaies et lésions diverses. Avant de revenir par la suite progressivement sur ses aveux, William Chevrel raconte avoir découvert son épouse inanimée sur le parking de l'immeuble. Persuadée de son état d'ivresse, il descend la "réveiller" à coup de pieds, puis la contraint de remonter les deux étages jusqu'à l'appartement. Il la place ensuite sur une terrasse et entreprend de la "laver" au jet d'eau avant de se déchaîner sur elle durant une dizaine de minutes. Puis il court chercher son fils aîné, lui disant simplement « Je crois que j'ai tué ta mère ». L'instruction établit que Chevrel, lui-même adepte des apéritifs alcoolisés, battait régulièrement depuis une quarantaine d'années son épouse, devenue alcoolique. Les experts décrivent l'accusé comme un "tyran domestique". S'ils condamnent son geste criminel et sa dureté, les cinq garçons du couple sont partagés sur la responsabilité de leur père. A l'audience qui s'ouvre le 19 mai 2010 devant les Assises de Périgueux, trois d'entre eux choisiront le camp du père, deux le souvenir de la mère.


L'accusé dans le box avec son avocat

Les fils de l'accusé, parties civiles

Le balcon de l'appartement
où se sont produits les faits les plus graves

 

"Verdict" n° 36 : L'affaire Audran

Année 2010
Auteur : Jean-Charles Marchand
Réalisation : Karine Dusfour

Le 27 août 2004, à 22h50, sur le boulodrome d'Avensan dans le Médoc, Francis Hosteins, 51 ans, président du club local de pétanque, est tué d'une balle de 22LR en pleine tête tirée depuis un bosquet situé à plus de 100 mètres de distance. Les soupçons se portent rapidement vers un ouvrier viticole, Yves Audran, amoureux de la fille de Francis Hosteins, mais éconduit par celui-ci deux mois auparavant. Mais rien ne permet d'impliquer le jeune homme qui nie farouchement. Il sera pourtant confondu trois ans plus tard par la découverte fortuite de la carabine 22LR dissimulée non loin de son domicile de l'époque. Poursuivi pour assassinat, Yves Audran plaide l'absence d'intention homicide. Selon lui, il n'aurait utilisé la carabine que pour tenter d'apercevoir sa bien-aimée grâce à la lunette de visée dont l'arme était munie. A la vue de Francis Hosteins, son doigt se serait crispé involontairement sur la queue de détente. Condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour assassinat par la Cour d'Assises de Bordeaux, Yves Audran a fait appel. Le nouveau procès s'ouvre le 9 juin 2010 devant la Cour d'Assises de la Charente.


L'accusé à la Cour d'Assises,
derrière son avocate

Les pièces à conviction
dont la carabine 22 LR

L'Avocat Général
à l'audience

 


Le texte de la lettre que l'accusé avait écrite à la victime,
père de Coralie, que celui-ci n'a jamais reçue

Le boulodrome – rebaptisé du nom de la victime -
où s'est noué le drame :
l'accusé se trouvait dissimulé dans
le petit bois à l'extrémité opposée de la stèle